Le buvard SITAR

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Dans ma précédente note relative aux sergents major, j’évoquais l’absolue nécessité d’être bien pourvu en buvards afin d’éponger les flots d’encre violette qui s’échappaient de nos plumes maladroites.Nous l’étions et les buvards fleurissaient dans les cartables et même chacun de nos cahiers : cahier du jour, cahier du soir, cahier de dictées, de poésie, de calcul, de devoirs etc. Le buvard constituait un excellent support publicitaire qui imprégnait la cervelle des futurs consommateurs que nous serions. Parmi ces publicités – mais le terme réclame serait plus juste – bon nombre vantaient tabacs, vins et spiritueux qu’il était possible, à l’époque, de consommer sans se soucier de modération. 

Nous en faisions collection et j’étais très envieux des buvards de mes petits camarades car, personnellement, j’avais toujours les mêmes buvards : les buvards SITAR. L’entreprise paternelle, comme les autres, avait son propre buvard. J’en étais abondamment pourvu et je me devais naturellement de les utiliser. 

Les buvards ont disparus en même temps que nos plumes sergent major. On ne les trouve plus que sur les sites de vente aux enchères où ils atteignent des prix stupéfiants.

 SITAR

3 réponses pour “Le buvard SITAR”

  1. Fauvette indique :

    Ah bon les buvard se vendent à prix d’or aux enchères ? Je n’en reviens pas !

  2. mimik indique :

    J’aurais dû garder ma collec!

  3. Maous indique :

    Un plaisir de revoir des vieux buvards. Je m’en souviens en classe de CE2. Je quémandais à mes voisins un bout de buvard et j’écrivais des petites lignes pour pouvoir éponger d’un seul coup. Le maître m’a dit que je faisais des économies de bout de chandelles car le papier coutait plus cher que le buvard.
    Amicalement, Maous

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