Archive de la catégorie Souvenirs

Poussette

Marie-Floraline m’a rappelé les vieilles poussettes !

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Le buvard SITAR

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Dans ma précédente note relative aux sergents major, j’évoquais l’absolue nécessité d’être bien pourvu en buvards afin d’éponger les flots d’encre violette qui s’échappaient de nos plumes maladroites.Nous l’étions et les buvards fleurissaient dans les cartables et même chacun de nos cahiers : cahier du jour, cahier du soir, cahier de dictées, de poésie, de calcul, de devoirs etc. Le buvard constituait un excellent support publicitaire qui imprégnait la cervelle des futurs consommateurs que nous serions. Parmi ces publicités – mais le terme réclame serait plus juste – bon nombre vantaient tabacs, vins et spiritueux qu’il était possible, à l’époque, de consommer sans se soucier de modération. 

Nous en faisions collection et j’étais très envieux des buvards de mes petits camarades car, personnellement, j’avais toujours les mêmes buvards : les buvards SITAR. L’entreprise paternelle, comme les autres, avait son propre buvard. J’en étais abondamment pourvu et je me devais naturellement de les utiliser. 

Les buvards ont disparus en même temps que nos plumes sergent major. On ne les trouve plus que sur les sites de vente aux enchères où ils atteignent des prix stupéfiants.

 SITAR

La plume sergent major

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Nous écrivions avec des plumes sergent major et en avions toujours deux ou trois dans notre plumier, en cas de rupture ou de contrariétés diverses.

On ne finasse pas longtemps avec la plume sergent major. Il faut lui obéir et faire les pleins et les déliés comme elle l’exige. A défaut, c’est le pâté assuré, la giclure, le dérapage ou la glissade incontrôlée sur le papier glacé.

Il ne faut pas davantage la charger d’encre exagérément. La plume sergent major aime la légèreté. Elle se déleste rapidement sur votre cahier de la goutte excédentaire. Ecrire nécessitait par conséquent de nombreuses allées et venues de la plume entre le cahier et le petit encrier en verre ou en porcelaine blanche enchâssé dans le trou aménagé à cet effet à l’angle droit du bureau d’école. 

Les premières lettres sont bien grasses, et nécessiteront tôt ou tard la salutaire intervention du buvard. Rapidement, les suivantes sont de plus en plus pâles jusqu’à devenir exsangues. Bientôt ne subsiste plus que la trace des deux pointes de la plume. Il faut la recharger en belle encre violette – avec modération - afin d’écrire quelques mots supplémentaires.

Pour ne pas imprimer ce que l’on vient d’écrire sur la paume de sa propre main ou lorsque l’on va tourner la page, l’intervention du buvard est obligatoire. Son maniement demande, lui aussi, beaucoup d’agilité et d’adresse.  Appliquer le buvard trop fortement sur l’encre risque de l’étaler autour de la ligne et de créer une brume violette sur le sujet, le verbe ou le complément d’objet, que ce dernier soit direct ou indirect. La plus grande retenue est de mise et si le plein de la lettre est trop frais, il est recommandé d’utiliser un coin du buvard pour éponger les excès. Les déliés appellent moins de précautions mais ils sont si proches des pleins qu’on ne peut les ignorer totalement lors du traitement.

Tirer un trait sur le cahier à l’aide de la plume sergent major et la règle en bois exige un œil vif, une main sûre, du sang froid et une grande maîtrise de soi. Il convient, en effet, de maintenir un espace constant et régulier entre la plume et la règle. A défaut, l’encre en profitera pour inonder la règle ou, bien pire, s’infiltrer entre celle-ci et la feuille de papier.

Pour ne pas vous lasser davantage, je repose la plume dans le… plumier. Mais attention ! L’encre sèche sur la plume et l’encrasse. L’usage du petit chiffon pour nettoyer la plume sergent major après la pose du point final est par conséquent fortement conseillé.

Ces exercices de tortures ne sont plus pratiqués que par les amoureux de calligraphie.

Aucun doute : le passage de la plume sergent major au clavier d’ordinateur - en passant par le stylo à bille – fait partie des évolutions les plus spectaculaires vécues par les anciens d’avant guerre et les papy-boomers.

Cartouches

Maman avait un magnifique stylo-encre qui faisait mon admiration. Elle s’en servait pour m’écrire lorsque j’étais pensionnaire.

Le plus formidable était que ce stylo fonctionnait avec des cartouches d’encre en verre qui étaient fermées avec de minuscules bouchons de liège.

Cartouches d’encre en verre

Y a pu bon !

Je suis de l’époque… yabon2.jpg et j’ai beaucoup aimé le yabon.jpg

Faut dire que je lisais beaucoup…  vignetteaucongo9.jpg

Mais aujourd’hui y a pu bon. Y parait qu’on était des aucongo.jpg

alors… aucongo2.jpg

Pourtant on n’avait pas l’impression de se moquer des “y a bon“. En tous les cas, pas plus que des “chti” que l’on voit sur les boites de Banania aujourd’hui.

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